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 Follow the Passer. || Ft. Ashildr

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MessageSujet: Follow the Passer. || Ft. Ashildr   17.07.17 0:44


Follow the Passer.
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Musique forte et entraînante. DJ en folie et danseurs en feu. C'était un soir comme tout les autres soirs au Midnigth, mon club. Du monde par dessus la tête. Les employés du bar ne s'étaient pas arrêtés depuis déjà deux bonnes heures et la nuit était encore jeune. Un dimanche soir? Pensez vous sérieusement que Londres dort? Non, et cette soirée mémorable en était la preuve. Pourtant, si je pouvais voir les clients. Si je pouvais être là avec eux, eux n'avaient pas conscience de ma présence. Car j'existais dans une dimension différente. Une légère désynchronisation. J'étais là sans vraiment y être. Ils me voyaient sans vraiment me voir et même si je pouvais les toucher, les pousser... Ils ne s'en rendaient pas vraiment compte.

Et c'était bien le but.

Désynchronisé comme moi, tout ceux portant ce bracelet à vrai dire, tous étaient là sans l'être. Et tous étaient alien. Une femme verte avec des épines à la place des cheveux. Un.. homme? Pâle, les yeux totalement noirs. Je ne les comptais pas, je n'en avais pas l'envie ni l’intérêt. A vrai dire je venais peu depuis que j'étais chez UNIT, mais ce soir était différent. Ce soir j'avais un rendez-vous. Pas ce genre de rendez-vous! Je repérais du regard une jeune femme voûtée au visage étiré par une ossature différente des autres. Ses yeux étaient sombres mais pas noirs. A ses côtés une enfant au faciès similaire. Même race. Mêmes gênes. Sa fille. Je ne le déduisais pas, je le savais. Dans ma poche j'avais les papiers qui le prouvaient.

Lorsque j'étais à portée de voix, je les interpellais. - Hey vous deux! - Je saluais la mère et offrais mon sourire à la gamine de peut être dix ans, qui me souriait également. Je revenais à la jeune femme. - Ça va? Pas de soucis? - Je sortais de ma poche une enveloppe marron que je lui donnais. - Les papiers, comme convenu. Pour vous et votre fille. Identités humaines. Vous savez comment... - « Oui, je dois rencontrer quelqu'un dans le West London. » - Trap street? - Elle acquiesçait, hésitante, et je lui souriais. Pour nous, c'était réglé. - Suivez-moi.

Je traversais la distance, la petite entre nous deux, et atteignais une porte au fond du club. Sur cette porte il y avait un motif de mur de briques et cette porte, personne ne la voyait. Personne sauf nous. Je posais ma main sur la poignée et l'ouvrait. On aurait pu s'attendre à un placard, à un couloir ou à un bureau, mais certainement pas à une ruelle. La Trap street de Londres. Je l'invitais à traverser et la suivais dans la faille. C'était comme si on ne faisait que passer d'une pièce à l'autre mais on venait en réalité de traverser des kilomètres d'un simple pas. Aussitôt la faille passée, le son de la musique s'était assourdi pour laisser la place aux sons de la ruelle, plus calmes vu l'heure.

Petit raccourci, c'est toujours pratique. - « Merci, Professeur. Merci.» - Elle serait ma main des deux siennes et attrapait finalement celle de sa fille avant de s'éloigner. Je croisais les bras en les regardant filer, un air satisfait sur le visage. - Soyez prudentes surtout! - J'aurais pu leur dire de bien s'amuser, d'avoir une belle nouvelle vie ici, mais non. Car je savais trop bien ce que cette nouvelle vie pouvait être. Je connais leur histoire et la raison de leur présence. La prudence était plus important pour elles. Mais elles savaient déjà ça. Même la petite.

Je me retournais finalement, observais la porte ouverte. J'avais créé cette porte dans un mur de brique plein, avec rien derrière. Elle était seule, au milieu du mur. Un raccourci entre mon club et ici, entre deux refuges bien connus. Si je pouvais aider en faisant ça, j'étais heureux de le faire. Et d'ailleurs je le faisais.
La rue n'était pas déserte, elle ne l'était jamais, mais ce soir une paire d'yeux m'observaient, et la raison pour laquelle je n'étais pas encore parti, pour laquelle je n'avais pas encore traversé, c'est justement parce que je l'avais senti.

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MessageSujet: Re: Follow the Passer. || Ft. Ashildr   19.07.17 21:07


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La Rue Piège avait toujours été ce qui ressemblait le plus à une maison. Après un temps incalculable de vie, rare avaient été les endroits qui avaient pu ressembler de près ou de loin à un foyer. Dans ma vie de mortelle, la maison avait été mon village, mon chez moi. Mais même cet endroit, après l'intervention du Docteur, avait fini par ne plus être mon chez moi. J'étais peu à peu devenue une étrangère à mon propre foyer. J'avais cru que le Docteur m'offrait une seconde vie, une seconde chance, quand il m'avait sauvé, mais en vérité, il m'avait maudite. Oui, les premières années avaient été belles et douces. J'avais repris ma vie d'avant, mon destin premier. Je m'étais mariée, j'avais eu des enfants et puis j'avais réalisé que le temps c'était arrêté pour moi. En toute honnêteté, je ne savais pas ce qu'il s'était passé. Je ne savais pas s'ils avaient grandi, vieillit, s'ils étaient morts vieux ou jeunes... Tout ce que je savais, c'était que ça n'avait pas été assez. Enterrer ses enfants n'était jamais dans l'ordre naturel des choses. La douleur était toujours la même. J'avais mis en terre un mari vieux et dégoûté de mon anomalie, ça, j'en avais gardé les consignes. Pour mes enfants, je n'en savais rien. Je n'avais gardé que peu de traces d'eux. Juste quelques phrases. Le bonheur de leur naissance et la souffrance insoutenable de leur perte. Rien de leur vie, rien de leur mort, juste la douleur. Quelque-chose d'assez frustrant et douloureux pour me souvenir de ne jamais recommencer.

J'avais quitté mon village quelques décennies plus tard, quand plus personne ne savait qui j'étais. Quand la jeune femme qui ne parlait à personne et ne se liait à personne n'était plus qu'une illustre inconnue. Quand la légende du Docteur et de la fille qui se réparait toujours avait disparu et que je n'étais plus que l'étrange folle du village. Quand le souvenir de mes enfants avaient complètement disparu. Quand Ashildr était définitivement morte et que plus rien ne ressemblait au mot « foyer ».

J'avais bougé. Des vu des dizaines, des centaines, des milliers d'autres endroits. Avant même l'invention du moteur, j'avais déjà parcouru le monde entier une première fois et cette Terre me semblait déjà trop petite pour une éternité. J'avais traversé les siècles, jusqu'à son vingt-et-unième, solitaire, sans identité, sans foyer. Juste Moi. Lady Moi. Miss Moi. Moi... Juste Moi... Jusqu'à la Rue Piège...

J'avais trouvé un nouveau sens à ma vie, quand le Docteur n'était pas dans les parages, avec cette rue. J'avais trouvé... un foyer. Un endroit où je n'étais plus une pariât, une étrangère et une aberration. J'étais une fugitive chez les fugitifs, un leader, un mentor.

Abandonner la Rue Piège avait été l'une des choses les plus douloureuses que j'avais eu à faire dans ma vie, mais j'avais été contrainte de le faire. Contrainte par les événements, comme par le temps. Parce que comme tout, la Rue Piège avait fini par disparaître, broyé par le temps et détruit par la nature. Comme Londres, comme la Terre, comme la Voie Lactée. Y revenir était comme revenir à la maison. Fidèle aux peu de souvenirs que j'avais. Fidèle aux notes que j'avais gardée. J'avais tout conservé sur la Rue Piège, tout tracé, dans les moindres détails. De la sensation de marcher dans ces rues pavées hors du temps, comme de toutes les personnes qu'on trouvait là. J'avais voulu en garder le souvenir le plus fidèle possible et d'après ce que je pouvais voir, j'avais plutôt bien réussi. Tout était semblable à mes notes. Tout était aussi familier que si j'en avais gardé le moindre souvenir intact...

Hormis la faille temporelle qui était actuellement ouverte et qui avait craché un Seigneur du Temps tout aussi familier, ainsi qu'une mère et sa fille qui n'avaient rien d'humain, malgré les apparences. Mon regard sur le manège de l'alien ne passa pas inaperçu très longtemps. Les Seigneurs du Temps étaient excellents pour observer. Ils avaient un regard sur l'univers si différents de toutes les autres espèces. Un peu comme les humains étaient les parasites les plus coriaces de l'univers. Un Seigneur du temps ne se trompait jamais, quand il se sentait observé. Il voyait au-delà de l'invisible et j'étais loin d'être invisible, ici, à l'observer. J'étais loin d'être invisible, n'importe quand ou n'importe où dans l'univers. Bien sûr qu'il n'avait pu que me remarquer.

« Bonsoir, Professeur », soufflais-je, un léger sourire sur mes lèvres, le corps tranquille. Je n'avais pas peur de lui. Je m'en méfiais, parce qu'il était un proche du Docteur, mais je n'avais pas peur. Et je ne m'inquiétais nullement qu'il sache que je connaissais son identité, son histoire et qu'il s'interroge sur le pourquoi du comment. Je n'avais jamais caché à personne mes intentions et le but de mon éternité, pas même au principal intéressé. De toute manière, j'étais immortelle.


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MessageSujet: Re: Follow the Passer. || Ft. Ashildr   23.07.17 22:53


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« Bonsoir, Professeur. » - Je levais la tête comme si mes oreilles pouvaient vibrer. La voix féminine ne me disait rien alors que dans ma tête tintait la sensation du déjà vu. Je me retournais pour poser mon regard sur une jeune femme d'une vingtaine d'années environs. Mon regard la détaillait une seconde. Je ne la connaissais pas et pourtant elle connaissait mon nom? Rien d'étonnant en soit je suppose, mais j'aimais connaitre mes interlocuteurs.

Dans son regard je lisais quelque chose de différent. Une profondeur que peu de gens avaient. En fait c'était une profondeur que j'avais déjà vu mais pas ici, pas sur cette planète. Je l'avais vu pas plus tard que ce matin, dans le miroir. Le poids du temps. Qu'avait-elle vécu? - Bonsoir, Mademoiselle. - La femme et sa fille avait disparue depuis quelques secondes déjà et cette section de la ruelle était déserte. Déserte sinon elle et moi.

Je croisais les bras, un sourire poli sur les lèvres, entre suspicion et sympathie. Je ne connaissais pas cette jeune femme donc je ne pouvais pas connaitre ses intentions mais mon instinct me dictait de me méfier. L'instinct de ma quatrième version n'aurait pas eu cette prudence.
A l'observer, je lisais autre chose. Quelque chose qui piquait ma curiosité. - Vous me connaissez, à l'évidence. Que puis-je faire pour vous?

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MessageSujet: Re: Follow the Passer. || Ft. Ashildr   23.07.17 23:23


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En un autre temps. A une – et c'était assez ironique compte tenu de l'année en cours – autre époque, j'aurais tiqué à sa présence, imposé mon ordre sur la Rue Piège. Rappelé que sans mon accord, personne ne pouvait entrer et peu pouvaient sortir. Mais c'était une autre époque. A peine quelques mois (année ?) ici. Un nombre incalculable de millénaires pour moi.

Un nombre incalculable de temps qui m'avait permis d'apprendre deux trois choses, même sur les Seigneurs du Temps. Lire dans le regard en faisait partie. Connaître les émotions de son vis-à-vis était un mal nécessaire en toute situation. Pour certain, une question de survie. Pas pour moi. Si l'humain avait tenté, jusqu'au dernier moment, d'annuler sa mortalité, moi, je n'avais eu de cesse de chercher une solution, surtout dans les derniers millénaires. Vivre pour survivre n'était pas vivre. Tous ses humains, cherchant à tout prix à défier le temps et à ne plus jamais souffrir de la mort... Aucun ne se rendait compte de la chance qu'il avait, justement, de mourir. Même les planètes mourraient. Même le temps. Tout, sauf Moi, victime d'une machine qui s'auto-réparait grâce à l'énergie vitale qu'elle refusait de m'ôter.

Je vis donc la surprise, la compréhension du temps passé au travers de mes propres yeux, les interrogations et la prétention. La prétention de tous les Seigneurs du Temps...

Mes lèvres se tintèrent d'un léger rictus et je secouais la tête de manière imperceptible pour un œil humain normalement constitué. Le type d'œil que le Professeur n'avait même jamais eu. « Faire pour moi... », soufflais-je, écho sans âme de ses mots, sinon l'amusement. « Est-ce donc toujours le propre des mâle de penser qu'une femme vient toujours vers lui en quête d'une aide que lui seul serait capable d'apporter ? » Mais nous savions, lui et moi, que cela dépassait le simple cadre d'un genre et de la quête du phallus si cher aux psychanalystes de ce millénaire. Alors, je haussais un sourcil. « Ou plutôt devrais-je dire : est-ce donc le propre des Seigneurs du Temps de penser que quiconque d'une autre espèce est en quête d'une aide que seul eux peuvent leur apporter ? »

Car c'était bien là tout l'art du discours qui prenait toujours temps et lieu phase à un Seigneur du Temps. Eux qui pensaient qu'eux seuls pouvaient sauver l'humanité, les systèmes solaires et le temps lui-même. Une croyance arrivée à son paroxysme dans l'esprit d'un Docteur qui avait trop pris de liberté sur les lois de l'univers au cours de sa déjà longue existence.


M'approchant, je restais néanmoins à distance, hors de portée. « Je pourrais vous faire le plaisir de vous dire que vous êtes connu ici, tel un héros, mais ce n'est pas le genre de jeu qui m'amuse. Je vous connais, oui. Nous nous sommes même rencontré une fois ou deux. » Ce n'était pas totalement vrai. Du moins, pas dans le sens littéral du terme. Et là, je tenais un jeu bien plus amusant. « En fait, je devrais plutôt dire que vous me rencontrez une fois ou deux. » Voilà, c'était assez. Assez pour piquer sa curiosité plus encore qu'elle ne l'était déjà, naturellement insufflé par sa nature et son espèce. Assez, aussi, pour lui donner quelque-chose qu'il n'avait pas : le souvenir de son avenir. La seule chose encore inaccessible aux Seigneurs du Temps. « Peut-être que je ne vous suis pas si inconnu, cependant, si vous avez pris le temps de converser avec les plus anciens de cet endroit. Autrefois, j'étais le Maire, ici. »


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MessageSujet: Re: Follow the Passer. || Ft. Ashildr   25.07.17 15:49


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Lady Me then... - Les bras toujours croisés, j'avais trouvé tout ce discours assez hostile. Injustifié de mon point de vu mais à l'évidence pas du sien. Peu importait les temps ou l'âge, mes yeux voyaient tout, et je voyais ça. Ça et d'autres choses. Oh bien sûr, qu'elle sache que j'étais un Seigneur du Temps m'intriguait, mais je n'étais pas un inconnu ici. En revanche... - C'était une simple question de politesse. Mon aide n'est pas la seule qui puisse être apportée. Mais je peux l'apporter, alors pourquoi devrais-je m'en priver? - Elle était là la nuance. Je ne me pensais pas plus important qu'un autre, mais je pensais que je me devais agir au niveau de mes capacités. Et ce qu'elle induisait, avec ce discours, m'agaçait profondément par sa subjectivité et son animosité gratuite.

A l'évidence encore, elle avait un passif avec ma race, mon peuple, et par instinct je songeais au Docteur. Après tout, c'était lui la célébrité ici, bien ou mal d'ailleurs. En fait je devrais plutôt dire que vous me rencontrez une fois ou deux. Cette phrase en revanche titillait mon esprit. Pas ma fierté mais ma curiosité. Il n'était pas rare que mes rencontres se fassent dans le désordre, les joies du voyage dans le temps, mais j'avais le sentiment que c'était autre chose cette fois. Quelque chose de différent. Une nuance dans les mots qui ne m'échappait mais qui imposait une question simple et pourtant compliquée: quel âge avait-elle?

Et cette fois alors? Quelle est-elle? - Je croisais les bras, le son du club dans mon dos peinant à traverser la faille. - Bonne? Mauvaise? Première? Dernière? - Je levais mes mains comme pour quantifier chaque option. - Allez vous m'exiler, Mayor Me? Ou m'expliquer la raison cette méfiance? - Peu importe le temps. Peu importe l'âge. Rien n'échappait à mon regard. Son expérience et sa magie y veillaient.

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