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 Jack Harkness || Back in black

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PSEUDO : Ash
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MessageSujet: Jack Harkness || Back in black   24.05.17 20:43


JACK HARKNESS
Ft. John Barrowman

identity
Nom, Prénom(s) : Son identité réelle n'est plus connue que de lui, et de ce fait, elle n'a plus vraiment importance. Alias : Il se fait connaître depuis de nombreuses années sous le nom de Jack Harkness. Même si ce n'est pas sa véritable identité et s'il se rappelle toujours de l'ancienne, il s'y est attaché. Ce passé poussiéreux qu'il est aujourd'hui le seul à connaître a perdu de son interêt. Âge : La trentaine en apparence, il est en vérité immortel et âgé d'environ 2000 ans. Il vieillit extrêmement lentement. Lieu de naissance & nationalité : Né sur la péninsule de Boeshane au LI e siècle. Métier : Leader de l'équipe de terrain de Torchwood. Statut Civil : On peut dire qu'il est célibataire. Plutôt volage, il enchaîne les conquêtes et s'échine à ne plus s'attacher à personne. Orientation Sexuelle : Partout où ça peut rentrer. Groupe : Gouvernement Affiliation : New HeroesAutres Infos : Répondre ici. Répondre ici.

everybody's special
Jack a vaganbondé de nombreuses années à travers le temps et l'espace, pour l'agence du temps, seul, avec le Docteur... Et forcément, ça laisse des traces. Surtout avec le Docteur, parce que celui ci a tendance à vous emmener vers des aventures toujours plus dangereuses impliquant des forces bien plus puissantes que votre pauvre vie humaine. Jack en a fait les frais, donc. Tué par un dalek, il est ramené à la vie par une Rose transformée en Bad Wolf par le vortex du temps. Accessoirement, elle le rend également immortel. S'il est tué, son corps de recompose de lui même. Il ne vieillit que très peu, ou très lentement en tout cas. Il ne sait pas s'il doit considérer cela comme une bénédiction ou une malédiction... Ca dépend des jours. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il n'en veut à Rose pour rien au monde. Elle lui a sauvé la vie et c'est ce qui l'importe. Jack dispose également de très légères capacités psychiques, il est en tout cas capable de protéger ses pensées si quelqu'un essaye de les pénétrer.

all of time and space
Jack a beau ne pas avoir grandi sur terre, celle ci étant déjà détruite à sa naissance, il reste humain.
Cette partie ne s'applique pas aux Time Lords et aux humains du N-Space.

long way from home
Si vous avez décidé de jouer un Time Lord, il va falloir expliquer les motivations de celui-ci, son rapport avec Gallifrey, le Conseil et le Docteur ; ainsi que sa relation avec son TARDIS (s'il en a un). Et évidemment, les raisons qui font qu'il continue de revenir sur Terre. Cette partie est à remplir, même si votre Time Lord a réécrit son ADN pour devenir humain. Bah oui, il est pas arrivé là tout seul.

IRL
Pseudo/Prénom : Ash, Valentine de mon vrai prénomÂge : plus jeune que Jack !Genre (♂|♀|⚧...) : Féminin Fréquence de connexion : Variable selon les mois, mais environ 5/7 Comment avez-vous trouvé le forum : Projet sur PRD Qu'en pensez-vous : Il claaaaaaque   Crédits : avatar : inconnu  



Dernière édition par Jack Harkness le 05.06.17 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   24.05.17 20:44


HISTOIRE
No, but really, you can't kill me. No matter how many times you try, I can't die. Ever.  


Enfance & Time Agency
« Get two Time Agents in the same room together, it's always about the size of the wrist strap. »

Un souffle d'air froid me mord les joues alors que j'ouvre péniblement les yeux. Cligne des paupières plusieurs fois, avant d'y voir enfin un peu plus clair. Ma tête me fait un mal de chien, et, alors que je me redresse, je sens aussi une légère douleur dans mes articulations. Je regarde autour de moi. L'endroit m'est familier, mais... Je ne sais pas. Il y a quelque chose qui cloche, quelque chose qui ne va pas. C'est une chambre sommaire sans être miteuse, qui semble équipée de tout le minimum technologique que l'on puisse attendre. Mon front se plisse, alors que je réalise n'avoir aucune idée de la manière dont je suis arrivé ici, ni pourquoi je suis habité par une douleur si lancinante. Je me cale dans le fond du lit, et, serrant les poings, essaye de me souvenir.

C'est à ce moment là que ça part en vrille.

La douleur dans ma tête augmente tout d'un coup, et je la plonge entre mes mains. Mes doigts s'enfoncent dans mon crâne, comme s'ils pouvaient la combattre. Mon cœur se met à cogner à une vitesse affolante contre ma poitrine, tandis que je sens mon sang battre dans mes tempes, y exerçant une pression bien trop anormale. Pourquoi tenter de me souvenir me ferait il aussi mal ?

Restant ainsi quelques instants, mes mains finissent par retomber. Je prends une grande inspiration pour me calmer. Un grognement de rage m'échappe, alors qu'une seconde tentative produit également le même effet. Je ne suis pas toujours d'une très grande patience, en particulier quand il s'agit de savoir ce qu'il m'arrive. Maîtriser mon propre sort me semble être la moindre des choses tout de même, non ? Je me sens dans les vappes, un peu perdu, et si je n'arrive pas à me rappeler de grand chose, je me rappelle clairement que je déteste ça. Ok. On va essayer de reprendre du début. Je bascule la tête en arrière, jusqu'à ce qu'elle touche le mur contre lequel le lit est acculé. Le début... Je me souviens d'un littoral aux teintes dorées et ensoleillées. Boeshane. Péninsule. C'est là que j'ai grandi. Que je suis né. Date de naissance ? 5094. Ok, ça, c'est bon. Un père, une mère, un petit frère, Gray. Tout ce qu'il y a de plus banal. Je revois rapidement leurs têtes, leurs noms. Ca aussi, c'est bon. Je me rappelle de rires, de jeux, de bonne humeur, aventures amoureuses en tout genres... Mais pas que. Ma mâchoire se crispe, alors que je retrace les événements par ordre chronologique et que j'en arrive à l'attaque. Tout revient rapidement et de manière assez fluide, maintenant que j'ai réussi à commencer. Cette attaque, par contre... Peut être aurai-je préféré ne pas m'en souvenir. Je devais avoir huit ou dix ans, et tout n'était que cris et peur. Je n'ai même pas envie de me souvenir de qui ou quoi nous attaquait. Tout ce dont je me rappelle, c'est qu'on a dû fuir, qu'on a couru comme des dératés, mon frère et moi. On a trébuché. J'ai lâché sa main, j'ai continué, avant de sentir qu'elle n'était plus là. Rabaissant la tête, je fixe cette fameuse main qui n'avait pas tenu sa jumelle assez fermement et la trouve soudain extrêmement sale. Pourtant, j'ai fait d'autres actions bien plus moches, mais ces crasses m'importent peu à côté de celle d'avoir lâché Gray. Et la laver m'est impossible, à moins de le retrouver... Mort, sûrement. Oui, il doit être mort. Mieux vaut ça que torturé, réduit en esclavage, ou quelque horreur qui ne me passerait même pas à l'esprit. Je ne suis pourtant pas un saint moins non plus, mais c'est de mon petit frère que je parle..

Bref. Ma vie ne s'arrête pas là. Je retrouve facilement des souvenirs différents, après ça. J'ai bougé. Je me suis engagé dans l'agence du temps, et tout le monde était extrêmement fier de moi. Moi même, je sentais soudain que j'avais du potentiel et un avenir, que j'allais pouvoir accomplir de grandes missions, devenir une sorte de héros... Mon regard se détache de la main pour remonter sur le poignet, autour duquel est enroulé un genre de bracelet. Manipulateur de vortex. Je le reconnais sans mal. Je me repasse rapidement en tête quelques missions, histoire d'être moi même sûr de mes souvenirs. C'est toujours lent à revenir, mais ça va mieux. Je me souviens surtout de John Hart et de nos années coincés dans une boucle temporelle – peut être la mission à laquelle j'ai pris le plus de plaisir jusqu'ici. John... Un sourire évocateur se dessine sur mes lèvres à sa pensée, mais je chasse bien vite ces images peu chastes. Ca ne me dérange pas du tout, mais... Ce n'est pas le moment. A croire que je suis devenu responsable et que je sais quand être sérieux et quand ne pas l'être...

N'empêche qu'il a tout de même un sérieux problème : plus je m'approche de mes derniers souvenirs, plus c'est difficile et plus le mal de tête revient. Le dernier souvenir qui me revient... N'est pas net du tout. Je sais qu'il implique une mission de l'agence. Puis c'est le noir. Aucune idée de la manière dont je suis arrivé dans cette chambre. Alors je me lève, difficilement, fais le tour de la pièce. Ca va revenir, ce n'est qu'une question de temps...

Ou pas.

Au bout d'une demie heure, force m'est de constater que rien ne me revient, qu'aucune des infos que je puisse trouver sur mon bracelet ne m'aide, que personne ne répond lorsque j'essaye de passer des appels avec. Je finis tout de même par trouver un message de mon supérieur de l'agence, mais je fais un bond en voyant la date. Parce qu'elle date de deux ans après mon dernier souvenir. D'accord, je voyage dans le temps, mais... L'agence est censée garder une certaine linéarité, histoire que les agents s'y retrouvent. Or, le seul message antérieur à celui ci date d'il y a deux ans. Deux ans de trou noir. Je sens mes poings se serrer et la rage monter ; elle éclate lorsqu'en retournant vers le lit, je vois une petite boite vide. De ces petites boîtes que je connais bien, qu'on utilise pour stocker des pilules servant à effacer la mémoire des agents. Je n'en n'ai pas à ma disposition, ce qui veut dire que je ne me suis pas fait cela à moi même. Ce qui veut dire que c'est l'agence qui l'a fait.

A partir de là, la décision est vite prise. Je prends encore un jour pour me reposer, faire quelques pompes et me remettre en forme, puis je mets les voiles. Heureusement que la fonction voyage temporel de mon bracelet fonctionne encore. L'agence, finie. Les ordres et compagnie, fini. Ce qui est bien, maintenant, c'est que je peux utiliser tout ce que j'ai appris pour me faire plaisir, et je me rends compte que je n'ai jamais autant apprécié la vie. Éternelles nuits à plusieurs dans un même lit, boisson, drogues, arnaques et jeux d'argents, bonnes petites bastons.

Cette vie d'escapades et de folies s'est finalement terminée à Londres, en plein milieu de la seconde guerre mondiale. Le blitz n'était pas spécialement la meilleure période à laquelle vivre, pourtant je l'appréciais. Elle avait un petit côté... Je ne sais pas, authentique ? Ca doit être ça. Les soirées avec les soldats se révèlent étrangement très conviviales. Jeunes hommes bien serrés dans leurs uniformes, jeunes femmes toute plus coquettes les unes que les autres, musique agréable, dansante, chaleureuse. Chacun vivait sa soirée comme si c'était la dernière, comme si une des attaques allemandes le tuerait avant même la fin de la nuit. Alors ils se lâchent, parlent, boivent, dansent, et oublient. Et oui, c'est une ambiance que j'ai toujours apprécié. Seulement, ce soir là... Je n'étais pas présent que pour m'amuser. Enfin si, mon autre activité passait aussi pour de l'amusement, mais pas du même genre. Je venais de faire un tour sur la planète Chula vers le quarante deuxième siècle, et j'y avais volé une ambulance militaire que j'avais acheminé ici grâce à mon propre vaisseau. Jusque là, je ne concoctais qu'une petite arnaque comme j'en avais déjà fait des centaines. Contacter un potentiel investisseur intéressé – en général de l'agence – prendre l'argent juste avant qu'une bombe ne s'écrase sur sa belle acquisition. Sauf que ce n'est pas sur un agent du temps que je tombais. C'est sur une belle blonde, avec un arrière train d'excellente facture et un t shirt des plus discrets, en train de tomber dans le vide. Elle m'a bien eût Rose, je dois le dire. Ses beaux yeux et sa présumée innocence m'ont bien roulé. Bref. J'ai rencontré le Docteur, qui a, comme tant de fois par la suite, rattrapé mes erreurs. Puis m'a embarqué avec lui, alors que mon vaisseau allait exploser avec moi dans le lot. Je ne sais pas si je dois le remercier lui ou Rose qui a, paraît il, insisté pour qu'on me sauve. Sûrement les deux.

Voyages et abandon du Docteur
« He left me behind. I came here to find him. He refuels from that Rift you have. Hoping if I stayed here long enough, we'd find each other. »  

L'air entre soudain comme un ouragan dans mes poumons, je tressaute dans une grande inspiration et ouvre les yeux. La lumière rouge m'aveugle un instant, avant que je reconnaisse le satelite cinq... Envahi par une armada de daleks fous, aux dernières nouvelles. Daleks qui venaient de m' « exterminer », d'ailleurs, me semblait il. Un dalek ne rate pas son coup, et je n'avais plus de munitions pour l'arrêter. Je me rappelle même avoir ouvert les bras pour lâcher une dernière réplique que je pensais intelligente, avant de prendre le coup en plein cœur. Alors, comment étais-je là ?

Je n'ai pas le temps de me poser plus de questions ou de chercher des réponses qu'un bruit désormais plus que familier m'oblige à me lever et à courir. Sans rencontrer aucun daleks ni aucune autre menace. Je note cependant ces espèces de petits tas de cendres, m'informant que oui, quelque chose s'était bien passé, m'empêchant sûrement d'être mort. C'est cependant avec à peine quelques secondes de retard que j'arrive dans la salle de contrôle, pour voir le TARDIS se dématérialiser. Ce TARDIS qui était devenu symbole d'espoir, puis synonyme de nouveau foyer. Un concept lui même inconnu pour moi depuis Boeshane. Agent du temps, je passais ma vie à voyager et me logeais comme je le pouvais, puis avec cette vie en cavale... J'avais encore moins d'attaches. Le TARDIS et son duo d'enfer m'avaient donné un quelque chose. Une existence, un but, des gens à protéger, à aimer... Tout n'avait pourtant pas été facile. Le Docteur avait eu du mal avec moi, au début, et cela avait été réciproque. Il faut dire qu'il ne m'avait pas rencontré sous mon meilleur jour – quoi que, avais-je déjà fait mieux jusque là que des arnaques sans queue ni tête ? J'étais alors un lâche et un traitre à ses yeux, bien qu'il ne me l'ait jamais dit en face. C'était des remarques, des regards, des piques. Et puis, nous nous étions apprivoisés. Deux orphelins, deux vagabonds, deux âmes solitaires, deux guerriers déchus. Entre animaux sauvages, ce n'est pas si facile. Pourtant, ça avait fonctionné, et nous étions devenu une équipe de choc. Chacun avait ses compétences, nous étions complémentaires. Jusqu'à aujourd'hui...

Voilà qu'il se volatilise sous mes yeux.

Je ne prends alors pas beaucoup de temps pour réfléchir. Un dernier tour dans le reste du satellite pour essayer de comprendre ne m'apporte strictement rien. IL n'y plus que ces tas de cendre, et aucun signe de l'existence de la menace que nous combattions il y a quelques minutes à peine. Je ne prends pas plus de temps pour comprendre et règle mon vortex manipulator sur cardiff, vingt et unième siècle. Je vais le retrouver – il a dû croire que j'étais mort. Oui, ça doit être cela. Il ne m'aurait pas abandonné, n'est – ce pas ?

Voyager dans le temps et l'espace sans capsule étant toujours aussi douloureux, même après des années d'expérience, c'est complètement courbaturé que j'arrive à destination... Ou presque. Parce que je saurais presque reconnaître une époque à son odeur, et celle ci est bien trop empestée de charbon pour correspondre à ce que je voulais. Et merde. Je me redresse. La ruelle est étroite et sombre, mais à quelques mètres à peine, je vois qu'elle débouche sur une allée plus grande, qui, de un, ne ressemble en rien à Cardiff, et de deux, m'offre à voir des personnes avec un style vestimentaire plus victorien qu'autre chose. Je soupire. Et merde. Je m'approche de l'avenue – oui, pour l'époque, c'est assez large pour être appelé une avenue – et confirme mes doutes. Non pas que les formes jeune femme passant devant moi ne me donnent pas envie de soulever toutes ces inutiles couches de tissu dont elle est couverte pour l'étudier de plus près... Mais ce n'est certainement pas ici que je vais trouver le Docteur. Je me détourne donc pour me réenfoncer dans la ruelle et rentrer de nouvelles coordonnées. Sauf qu'au moment de lancer le voyage, mon bracelet se met à grésiller et émet quelques étincelles avant de s'éteindre net. Un flot de jurons divers et variés, aliens comme humains, s'échappe de ma bouche alors que mon poing s'échoue sur le mur de la ruelle dans un accès de rage. Coincé au XIXe siècle dans une ville inconnue. Génial. Merveilleux. Brillant. Je vais finir mes jours ici...

La suite de mes aventures est encore mieux. Je vagabonde des années durant à travers le royaume uni, me paie un allé pour les Amériques, au tout début du vingtième siècle. C'est là que j'ai droit à une nouvelle petite surprise, alors que j'arrive à Ellis Island et qu'une dispute éclate. Et cette fois là, je suis sûr d'être mort. Le crâne éclaté, un couteau planté à un endroit peu recommandé si vous souhaitez survivre. Et pourtant, j'ouvre à nouveau les yeux, j'aspire à nouveau une grande bouffée d'air qui m'arrache une sorte de gémissement. C'est là que mes yeux tombent sur le couteau fiché dans ma poitrine. Bien profond. Je sens la lame, froide, affutée, s'enfoncer en moi. Je la sens contre mes veines, contre mes organes, frôler mon cœur. Pris de tremblement, c'est d'une main incertaine que je la retire. La laisse tomber à côté de moi. Heureusement qu'on m'a abandonné après la baston, on a laissé pourrir mon corps comme ça. Parce que l'époque le veut. Ca me va ; personne n'a besoin de me voir ressusciter. Le mot est étrange, pourtant je dois admettre qu'il est le plus apte à qualifier ce qui vient de m'arriver.

Après cette petite expérience plus que déroutante, je retourne directement au royaume uni. Au bout de deux, trois, quatre fois, je pige le truc. Quand je suis blessé, je guéris. Quand je meurs, je renais. Et punaise, ça fait mal. Je sens tout. Pourtant oui, je viens exactement de choper l'une des capacités des héros que j'admirais et enviais étant gosse. Je rêve d'en être un, moi aussi. Ne pas pouvoir mourir n'est pas toujours très agréable, au final. De plus, je suis un peu plus persuadé de jour en jour que le Docteur le savait. Ce n'est pas le genre d'habilité qui lui aurait échappé, et bien le genre de secret qu'il aurait aimé garder. Et selon tout raisonnement logique... Il m'a abandonné. Il m'a laissé tombé, il m'a fui. Quand on n'a plus de repères, on s'en trouve. Il a été le seul que j'ai eu jusqu'ici ; et je ne peux plus le considérer comme un ami. Alors je me mets peu à peu à le haïr, à me promettre de lui demander des explications et de lui faire payer quand je le reverrai. Parce que oui, j'ai décidé que, quitte à me battre contre tout le temps et l'espace, je l'attendrai et je le reverrai. D'où mon retour à Cardiff, qui ne m'empêche pas d'errer, de vagabonder de manière encore plus imprudente que jusqu'à maintenant. Et c'est justement cette conduite, sûrement seule constante de mon existence, qui me mène à nouveau tournant.

Torchwood
« The twenty-first century is when everything changes. And Torchwood is ready  »

L'herbe humide s'écrase sous la lourdeur de mes pas. Je suis seul, dans la nuit. Une nuit parfaite, profonde, qui m'entoure et m'enveloppe, me cache aux yeux du monde autant qu'elle me révèle cruellement ma propre solitude. Je continue de marcher en silence, tentant de refouler les visages, les voix que je n'entendrai plus jamais désormais. Les voix et les visages de ceux que j'ai perdu, qui sont tout pour moi aujourd'hui mais que j'aurais certainement oublié d'ici quelques centaines d'années. C'est peut être cette pensée qui me blesse le plus, finalement. Et je ne peux m'empêcher de me demander comment j'en suis arrivé là. Comment j'ai atterri à Cardiff, alors que je m'enfonce aujourd'hui dans sa campagne environnante pour ne sûrement plus jamais y revenir.

Je me souviens encore à quel point l'adaptation avait été rude, au début du XX ème siècle. Ce n'était pas comme lorsque j'étais en simple mission pour l'agence ; j'étais isolé, sans armes – et c'était sûrement le pire. Je n'aimais pas me sentir sans défenses. Certes, je n'avais jamais eu besoin d'un flingue pour me défendre si on m'attaquait, mais tout de même. J'avais dû tenter de me fondre dans la faune locale, et si je l'avais fait avec mon sourire et mon entrain habituel, je me sentais bel et bien en décalage. Hors de mon temps. Le monde autour de moi tournant selon des codes et des règles, des normes et des valeurs qui n'étaient pas les miens. Trop étroits pour moi. Je ne m'étais pas assagi pour autant – il ne fallait pas trop m'en demander. Sans compter que, bien vite, la mort ne me fit plus peur. J'en jouais. Je jouais de cette immortalité, j'en cherchais les limites, en ayant moi même peur de les trouver. Et si je ne me relevais pas, un jour ? Pourtant, au bout de quelques années, ayant expérimenté différentes manières de trépasser... Je ne m'attendais plus tellement à ce que mourir puisse réellement m'être fatal un jour. Parfois, j'en étais heureux. Et parfois, j'en éprouvais une peur incommensurable. Je tombais dans un gouffre immense, dans un gouffre éternel, sans profondeur et sans repères. Je ne savais même plus ce que j'étais. Personne n'était immortel à Boeshane, cela ne pouvait donc pas être génétique. Alors quoi ? J'avais beau chercher, mais je ne comprenais pas.

Il y avait le Docteur, aussi. Ce fameux Docteur, qui avait donné un nouveau souffle à mon existence avant de m'abandonner. Je ne savais si ma haine dépassait réellement l'amitié profonde que j'éprouvais pour lui, mais je me plaisais parfois à le croire. A imaginer nos retrouvailles, à imaginer les horreurs que je pourrais lui hurler lorsque nous nous reverrions. Sans savoir si j'en serais réellement capable. Et c'était pour cela que j'étais allé à Cardiff. La ville à la faille dans l'espace-temps, réservoir de carburant parfait pour le TARDIS. Même avec un peu plus d'un siècle d'avance, j'étais décidé à prendre mon mal en patience et à l'attendre. La ville était alors bien différente de celle où nous avions atterri au XXI ème siècle avec Rose et le Docteur. Mais elle avait son charme, je devais le reconnaître. J'ai erré dans les bas fonds de la ville, bu, bastonné, baisé toutes sortes de créatures plus alléchantes les unes que les autres. Comme si je pouvais passer un siècle simplement ainsi. Mais j'étais bien plus perdu que ce que je n'oserais jamais l'avouer, pas même à moi même, alors, oui, je me contentais de faire ce que j'avais toujours su faire le mieux.

C'est là que Torchwood est venu me trouver. Les débuts furent houleux – il faut dire qu'être électrocuté n'est pas très engageant pour une première rencontre. Les conflit récurrents. Leurs méthodes n'ont jamais été les miennes. Elles ressemblaient finalement à celles de l'agence du temps : tout est noir ou blanc, il y a nous et nos ennemis, on les bute et puis c'est tout. C'est dans ces moments cis que je me rendais compte à quel point mon escapade avec le Docteur m'avait changé. M'avait rendu plus humain. Etait-ce une bonne chose, pour un immortel ? Je n'avais malheureusement personne pour m'informer à ce sujet. Alors oui, je me suis mis à travailler pour Torchwood, plus par défaut qu'autre chose. Pour passer le temps. Je me suis marié, j'ai eu des enfants. Tout va et tout vient. La vie. Ces êtres éphémères qui me brisent le cœur encore et encore. Les cicatrices s'effacent avec le temps ; elles ne font plus que partie d'une toile de fond, de l'amas de tout ce que j'ai aimé et perdu dans les méandres du temps. J'ai vu la branche de Cardiff évoluer, nos chefs être enterrés, de nouveaux arriver. Je développais malgré moi de l'affection pour certaines de mes équipes, pour le regretter amèrement lorsque leurs corps froids rejoignaient la morgue. J'en ai entassé là plus que je ne pourrais m'en souvenir. J'ai enterré Lucia, avec qui je m'étais presque laissé aller à une vie de famille, dans les années 70. J'ai vu notre ville me tourner le dos, me regarder avec un mélange d'appréhension et de froideur qui me blessaient plus que tout. J'ai été grand père, sans que mon propre petit fils ne le sache. Torchwood avait pris de l'importance, au fil des décennies, devenant en quelque sorte un fil rouge de l'histoire de mon éternité. Ce n'était plus le simple passe temps que je m'étais imaginé au départ. Je pensais être utile, protéger cette ville, peut être plus. Sûrement l'ai-je fait, un peu. Mais à quel prix ?

Toute cette histoire avait peut être réellement commencé ce soir du premier janvier 2000. Avec les cadavres de mes collègues que j'enjambais, avant de tomber sur Alex, notre leader. Je m'étais retrouvé tâché de son sang alors qu'il s'était tiré une balle dans la tête sous mes yeux. J'avais regardé son corps chuter, rejoindre nos collègues et amis, impuissant. J'avais hurlé sûrement, pleuré peut être même un peu. J'étais seul avec des cadavres, je pouvais bien m'y laisser aller. C'est là que javais hérité de la branche de Cardiff, que j'avais pris les choses en main. J'avais de l'espoir, de l'ambition. J'avais aussi du sang sur les mains que je voulais m'empresser de laver en faisant le bien. J'avais construit mon équipe, et je m'y étais attaché bien plus qu'à toutes les autres, bien plus que je le voulais, bien plus que je ne le devrais. Peut être parce que c'était la mienne justement. C'était moi qui les avait recrutés, parce que j'avais eu foi en eux. Et nous avions abattu un boulot formidable. Un chemin pavé d'embûches, cependant. Suzie avait été la première. C'était avant que nous ne devenions l'équipe soudée, les amis que nous avons été par la suite. Sûrement cette affaire y avait elle été pour quelque chose, d'ailleurs. Mon agent avait perdu la tête à cause d'un gant de résurrection. Elle avait tué juste pour pouvoir ranimer, avant de se tuer elle même, sous les yeux de celle qui allait devenir notre nouvelle recrue, Gwen. Il y avait Gwen, donc. Je crois que j'avais peut être un petit faible pour elle au début, mais rien ne s'est jamais passé et je ne regrette rien. Gwen était une véritable tigresse. Fougeuse, pleine de vie, de joie autant que d'ambition et d'humanité. Elle a donné un sacré coup de fouet au reste de l'équipe, c'est vrai. Elle m'a rappelé qu'être au service de l'humanité ne signifiait pas s'en exclure, et que nous pouvions vivre, nous aussi. Nous comporter en humains, penser en humains. Elle a toujours été la plus sociable d'entre nous. Tosh était la personne la plus brillante que je n'ai jamais rencontré, et sous ses lunettes et derrière sa timidité se cachait un cœur en or. IL suffisant juste de l'apprivoiser. C'était un peu la même chose pour Owen, notre médecin qui n'abandonnait jamais son sarcasme ni sa mauvaise humeur, mais il fut sûrement l'un des meilleurs amis que je n'ai jamais pu avoir. Owen est devenu un espèce de mort vivant, par ma faute. Avant de mourir pour sauver la ville de mon propre frère. Celui que j'avais abandonné, que j'avais cru mort et qui ne m'avait jamais pardonné. Il a tué Tosh, également. Tous les deux, morts le même jour. Parce que je n'avais pas tenu la main de Gray assez fermement lorsque j'avais huit ans. J'ai perdu deux amis et un frère en un jour, et leur sang était sur mes mains. Ce fut un peu le début de la fin.

La fin, elle venait de se produire. Il y avait eu mon petit fils, d'abord. Je l'avais tué directement, cette fois. Je ne savais pas si c'était pire ou non que le sort d'Owen et Tosh. J'avais sacrifié Steven pour sauver tous les autres enfants de la planète d'une bande d'aliens nommés 456 par absence d'autre nom. Et je me demandais encore si toutes ces vies sauvées valaient la peine que je tue ma propre chair. Je savais pourtant que si c'était à refaire, je le referai sans aucune hésitation. Par contre, pour Ianto... C'était différent. Il était mort parce que je l'avais emmené avec moi pour confronter lesdits aliens. Un gaz avait été libéré dans l'endroit, et il était mort dans mes bras. Je n'avais pas voulu y croire, alors que je savais pourtant parfaitement que ce jour devait arriver. J'y pensais sans cesse, ces nuits douces et infinies pendant lesquelles je le regardais dormir paisiblement, tout contre moi. J'avais trouvé une paix, un équilibre, une sorte de foyer, et je n'avais jamais su exprimer correctement tout ce qu'il pouvait signifier pour moi. Je n'avais jamais été doué pour ça, et je me disais aussi que, sans mettre des mots sur les sentiments, il serait plus aisé d'avancer après. Ce n'est pas le cas. Je l'aimais et je ne lui ai jamais dit. Sûrement l'avait il deviné. Après tout, je n'étais pas quelqu'un de très fidèle en temps normaux. Ce n'était d'ailleurs qu'une histoire de jeux et de détente, au départ, entre nous. J'avais même pensé, au départ, qu'il ne serait qu'un coup d'un soir. Le fait est que son flegme typiquement british enveloppé dans ses costumes trois pièces était irrésistible. Ma relation avec Ianto n'avait pas été la plus stable de toutes celles que j'ai pu vivre jusqu'ici, mais aujourd'hui, il me semble qu'elle fût la plus sincère. Celle qui me hantera le plus. J'aurais sûrement la réponse le siècle prochain, si j'arrive à me souvenir de son nom. Il me semble impossible de l'oublier, pourtant... Je ne sais que trop bien à quel point ma mémoire me joue des tours.

Owen, Tosh, Steven, Ianto. Les quatre morts de trop. Je ne peux plus regarder cette ville sans penser à eux, sans voir le sang sur mes mains. Je ne peux plus rester ici. Je ne sais pas encore bien où je vais mais je trouverai. Commencer une nouvelle vie à zéro, c'est plutôt récurrent chez moi, finalement. Peut être ma route recroisera t-elle celle du Docteur, comme cela a finalement été le cas à Torchwood. Il m'avait alors expliqué de but en blanc qu'il m'avait abandonné parce que Rose, m'ayant rendu immortel sans le vouloir, avait fait de moi une erreur. C'était avant d'être torturé pendant toute une année par le maître, avant d'effacer cette même année et de rentrer à Cardiff comme si de rien n'était. Notre relation s'est un peu détendu, et je suis retourné à Torchwood le cœur plus léger. Il y avait eu une deuxième escapade, peut être moins mémorable, mais où nous avions tout de même sauvé le monde des daleks. Cette pensée m'arrache au moins un maigre sourire – c'était un bon souvenir. En l'instant, ils n'étaient cependant pas suffisants pour repousser la douleur et la culpabilité. Peut être étais-je simplement en train de fuir comme un couard, mais je sentais qu'il n'y avait plus rien pour moi sur cette terre. Qu'y restait ne m'apporterait que de nouvelles morts sur la conscience. De nouvelles Tosh, de nouveaux Owen et Steven. De nouveaux Ianto.


Retrait, retour... Retrait
«  Steven and Ianto and Owen and Tosh and Suzie and all of them, because of me. - But you saved us. Didn't you? - I began to like it. And look what I became. Still, I have lived so many lives. It's time to find another one.   »

Maintenant
« I'm a fixed point in time and space. That's what the Doctor says. I think that means it's forever.  »





Dernière édition par Jack Harkness le 18.06.17 20:10, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   24.05.17 20:53

Jaaack!!
Bienvenue à toi! Si tu as des questions, n'hésites pas
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   24.05.17 21:00

yayyyyy

bienvenuuuuue, si t'as des questions n'hésites pas

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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   24.05.17 21:01

Merci beaucoup à vous deux !
J'hésiterai pas
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PSEUDO : Prongs_Marauder
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   24.05.17 21:08


Jack Bienvenue sur le forum & bonne chance pour la suite de ta fiche !

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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   15.06.17 13:41

vworp vworp


Ça fait une semaine depuis l'ouverture du forum, du coup il ne te reste plus qu'une semaine pour finir ta fiche, t'en es où ? What a Face Si t'as besoin d'un délai supplémentaire pour la continuer, n'hésites pas à demander
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   15.06.17 13:54

Hello !
Je passe le bac en fait, du coup je traîne un peu ^^ Mais je devrais arriver à finir ce week end, sinon je demanderai un délai
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   15.06.17 13:55

Oooh ok! Merde et bon courage alors =D
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MessageSujet: Re: Jack Harkness || Back in black   15.06.17 14:13

Un bon gros merde à toi alors

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