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 Dream Theft ◎ ft. Mark

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MessageSujet: Dream Theft ◎ ft. Mark    24.06.17 19:55


Dream Theft


ft. Mark Dichter
« ...and in other saddening news, the police reported yet another mysterious death. The circumstances are still unclear at this hour, but our sources indicate that it could be one more suicide. » la voix monotone et sans compassion de la présentatrice du journal se fit silencieuse rapidement, elle regardait presque fixement la caméra, et aucune émotion ne traversait son visage, l’air presque trop dur, et sans aucune sorte d’émotion qui la traversait malgré l’horrible nouvelle qu’elle venait d’annoncer encore une fois. Depuis les dernières semaines, plusieurs suicides avaient été rapportés aux autorités, des morts qui avaient toutes en commun d’avoir été le terme d’une longue période de souffrance pour les victimes. On savait peu de choses sur ce qu’il s’était passé, en grande partie parce que les autorités refusaient de se prononcer officiellement là-dessus, mais aussi parce qu’ils n’avaient pas la moindre idée de ce qui pouvait être la cause de tout ça. C’était comme si, tout à coup, la mort n’avait été que la seule alternative disponible pour toutes ces personnes. Ces adolescents, ces jeunes adultes. Comme si quelque chose qu’ils partageaient tous les avaient poussés à commettre l’irréparable et à se donner la mort. Mais quoi qu’avait pu être cette chose qu’ils partageaient, personne ne savait ce que c’était.

Dans un soupir inquiet et tout autant agacé, Mendax éteignit la télévision et se redressa. Se passant une main dans les cheveux, il resta silencieux pendant un moment, à regarder l’image absente de la télévision, à regarder son propre reflet et à réfléchir. Quelque chose d’anormal se passait, il en était certain et il fallait qu’il découvre ce que c’était. Des suicides n’avaient jamais été grand-chose contre quoi on pouvait intervenir, mais ce qu’il se passait depuis les derniers jours n’était ni normal, ni ordinaire. Et ça semblait évident aux yeux du time lord. Il était persuadé d’avoir aperçu quelque chose dans les yeux de la présentatrice, l’espace de quelques secondes, peut-être même moins. Mais il avait vu quelque chose. Et il avait vécu suffisamment longtemps pour reconnaître ce genre de chose, pour reconnaître des émotions particulières et des minuscules signes qui indiquaient ce qu’elle avait vraiment ressenti sur le moment. Les sourcils froncés et la mine renfrognée, Mendax se répétait la scène en tête encore et encore, pour essayer d’y voir quelque chose qui aurait éventuellement échappée à son attention, comme pour essayer d’y déceler autre chose, quelque chose qui l’aiderait à mieux comprendre ce qu’il pensait avoir interprété à travers la présentatrice. Mais rien ne fonctionnait, ça avait été trop bref, elle était trop renfermée et sûre d’elle, trop précise et directe dans ce qu’elle laissait paraître. Beaucoup trop impliquée dans son travail pour se laisser envahir par ses émotions, c’était fascinant à observer. Mais il n’était pas là pour faire un travail de recherche sur la race humaine, il en savait déjà suffisamment sur eux et avait besoin de mieux comprendre ce qu’il s’était passé. Dans un autre long soupir, Mendax abandonna, parce qu’il se retrouvait incapable d’y trouver quelque chose qui l’aurait éclairé dans ses interrogations.


Pendant les jours qui suivirent, Mendax s’était déterminé à essayer de prouver l’anormalité de cette soudaine vague de suicide qui frappait Londres et ses jeunes adultes, parce qu’il était persuadé que ça ne pouvait pas être naturel. Qu’il y avait quelqu’un, ou quelque chose, derrière toute cette histoire. Et s’il fallait qu’il n’ait plus une seule nuit de sommeil à s’efforcer de chercher encore et encore, alors il était prêt à suivre cette route. L’esprit focalisé sur une seule chose, Mendax en oubliait bien des choses, et Cal, autant qu’Andraxi et le Cordonnier le lui rappelaient un peu plus tous les jours, eux convaincus qu’il courait après des fantômes à essayer de prouver quelque chose qui n’existait pas. Mais il savait ce qu’il avait vu, quelque chose que bien peu de personnes auraient pu reconnaître. Quelque chose que seuls des parents pouvaient connaître. Et tout à coup, à cette soudaine réalisation, Mendax se redressa d’un bond et traversa la pièce pour immédiatement entrer dans son TARDIS, ignorant Cal qui était sur son chemin et qui se cogna à lui, laissant échapper un grognement et un juron avant d’aller retourner s’affaler devant la télévision.

Sans perdre la moindre seconde, et sans rien dire à personne, Mendax avait immédiatement fait se dématérialiser le TARDIS et était revenu quelques minutes plus tard ensuite, un sourire large au visage et plusieurs lettres avec lui. « Là ! s’était-il écrié en se rasseyant par terre et étalant les lettres qu’il avait ramené, C’est là ! Le point commun entre les suicidés, tout est là, c’est évident ! »

Le time lord parlait souvent seul, conversant avec lui-même et les résidus de ses précédentes incarnations, mais parfois aussi à Cal et Mark sans qu’ils n’en soient eux-même pleinement conscients. Pas tant qu’il n’aurait pas fini de s’expliquer et de tout mettre au clair. Continuant ainsi, il récupéra un crayon et se mit à souligner des passages de chacune des six lettres. « Ici, ici, ici, là, là et là aussi. Ils ont tous vécu la même chose. Ils ont tous entre vingt-et-un et vingt-neuf ans. Et là, disait-il en appuyant avec la mine de son crayon sur l’une des lignes qu’il avait tracé, comme dans les autres lettres, ils parlent d’un oubli, ou d’un trou de mémoire. De quelque chose qu’ils ont oublié et qu’ils sont incapables de se souvenir. Et c’est tout sauf anecdotique. Il s’est passé quelque chose avec leurs rêves, avec leurs souvenirs et leurs mémoires. Deux de ces six-là, rajoutait-il en soulignant d’autres passages, disent ou sous-entendent qu’ils ont l’impression qu’on les a forcés à oublier. »

Mendax redressa la tête et déplaça son regard jusqu’à ce qu’il trouve Mark, « Quelque chose s’en prend aux rêves des Londoniens, et je vais trouver ce que c’est. »

28 juin 2017

Depuis qu’il était revenu dans la vie de Mark, Mendax avait beaucoup changé. Il ne lui avait pas encore parlé de ce temps passé sur K’Bila’Raadj et n’était, à dire vrai, pas encore sûr de savoir s’il devait le lui en parler ou non. Déterminé, cependant, à payer sa dette envers l’humain et à faire du mieux qu’il aurait pu pour s’excuser de l’avoir laissé enfermé pendant trop longtemps. Pour se faire pardonner d’un geste qu’il savait, maintenant, sous cette nouvelle incarnation, avoir été trop égoïste et odieux. Mais ceci, cette volonté de faire quelque chose de juste, comme son emprisonnement, il n’en avait pas non plus parlé à l’humain, pas par nécessité ou par orgueil, mais par peur qu’il lui en veuille. Une émotion, elle aussi, nouvelle à cette incarnation, que le précédent Mendax n’aurait jamais été capable de connaître ou de ressentir, ni même de comprendre. Mais celui-ci était différent en des tas de choses, il était beaucoup plus humain et que le précédent, et d’une certaine façon, il ressemblait au second et au premier, bien avant que celui-ci ne découvre la dureté de l’univers.

Se redressant arraché à son sommeil, qui aurait été bref de toute façon, par une sensation étrange ;  Mendax fronça les sourcils en se caressant la tempe du bout des doigts, avec l’impression d’y ressentir comme un minuscule creux, un trou invisible et qui pourtant était bien là au toucher, mais immédiatement avait-il quitté la pièce pour se retrouver devant un miroir et y fixer son reflet qu’il n’y voyait rien de différent. Pourtant la sensation était encore là chaque fois qu’il repassait ses doigts sur sa tempe. Persuadé que quelque chose lui était arrivé, Mendax retrouva Mark dans sa chambre, réveillé après que le time lord ait quitté la pièce à toute vitesse et sans aucune discrétion dans sa hâte. « Mark, il se passe quelque chose. Je sais pas quoi, je sais pas comment… Mais quelque chose est entré dans mon crâne. Et je sais que ça a l’air cinglé, mais je suis sûr que ça a un rapport avec la vague de suicide. Il faut qu’on aille voir la mère du dernier suicidé et qu’on l’interroge sur ce qu’il s’est passé, qu’on trouve quelque chose. Parce que je suis sûr que… » S’arrêtant en plein milieu de sa phrase, Mendax fronça un peu plus les sourcils et resta silencieux pendant plusieurs longues secondes. « J-… J’ai… Oh… il se repassa les doigts sur la tempe, sentant encore ce creux et reposa les yeux sur Mark, J’ai oublié de quoi j’ai rêvé. »

Ce qui aurait pu être ordinaire pour quelqu’un d’autre ne l’était certainement pas pour Mendax, il était trop intelligent et son esprit trop complexe et développé pour qu’il oublie simplement et bêtement de quoi il rêvait, « Je me souviens toujours de mes rêves, je peux… Je peux pas oublier un rêve, on n’oublie pas nos rêves, nous. » avait-il insisté en se redressant et en se dirigeant immédiatement vers le TARDIS.


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MessageSujet: Re: Dream Theft ◎ ft. Mark    05.07.17 2:11



D’aussi loin qu’il se souvienne, il avait l’impression de n’entendre que des mauvaises nouvelles. Les informations servaient à cela : à leur annoncer quelle terrible nouvelle suivrait la précédente. Les humains semblaient s’y faire, les regardaient d’un air las, par habitude. Mark avait beau être sur cette planète depuis plus de quelques mois, il ne s’y faisait pas. A vrai dire, il était mieux dans l’espace où les informations n’étaient qu’un point inconnu dans l’univers si vaste et grand que les nouvelles terrestres n’avaient jamais été une question d’intérêt pour le Dichter à l’époque. Aujourd’hui tout était différent. Maintenant qu’ils vivaient ici et se faisaient passer pour des étudiants ‘normaux’, il y avait cette notion qui ne pouvait lui échapper tant qu’ils en parlaient à la fois en cours qu’à l’extérieur de l’université. Il s’imaginait à la place des présentateurs du journal télévisé qui donnait le ton dramatique de la situation. Y pensait-il réellement ou tout cela n’était-il qu’une mise en scène, comme souvent ?

Il s’imagina un moment à leur place même s’il n’avait jamais imaginé un avenir sur Terre. Qu’aurait-il fait, que ferait-il ? Chercherait-il solution à l’impossible mystère morbide qui se dessinait devant eux sans qu’ils puissent y faire quelque chose, sans qu’un humain ordinaire puisse déceler tout seul si quelque chose d’anormal était entrain de se dérouler sous leurs yeux ? Ca avait quelque chose d’étrange, de terrifiant, quelque chose qu’ils ne pouvaient contrôler, quelque chose d’à la fois visible par les conséquences qu’il engendrait mais tellement invisible qu’ils ne pouvaient même pas nommer de coupables derrière ces morts même s’il y avait des risques que certains êtres bien spécifiques soient facilement désignés. Il s’était assis, les jambes contre son torse à chercher une solution à un problème dont il ne voyait même pas l’équation. C’était frustrant de se retrouver ainsi démuni à songer que ces morts inexplicables pouvaient arriver à n’importe qui, même à ceux qui se pensaient invincibles. Quelque part aussi, cela mettait tout le monde sur un pied d’égalité même s’il eut l’envie de se frapper pour avoir eu une telle pensée. Chacun réfléchissait à sa façon. Mark avait besoin d’entendre les avis des uns et des autres tandis que Mendax avait préféré éteindre cet objet bien trop bruyant pour que ses neurones si supérieurs à ceux des humains puissent fonctionner. Il exagérait, bien sur. Celui qui se faisait désormais appeler Liam avait changé même si Mark en doutait parfois. Il lui enviait souvent de se montrer impassible, capable de trier les informations reçues sans se montrer distrait par rapport à ce qu’il pouvait ressentir par rapport à elles.

Mark n’avait pas bougé, s’était retenu de reprendre la télécommande pour allumer la télévision et écouter le débat qui allait suivre. Des politiques, des journalistes, des psychologues, tout un beau monde pour tenter d’expliquer, de mettre des explications rationnelles pour une situation qui ne l’était pas. Alors il avait attendu quelques minutes pour rallumer l’engin qui était parfois synonyme de tout ce qu’il détestait dans l’époque dans laquelle il se trouvait pour remettre la chaine que Mendax avait éteinte pour réfléchir ailleurs. Il avait tenté de trouver une solution à la panique qui allait surement envahir Londres et ses habitants si cela continuait sans grand succès. Il avait opté pour un tueur en série, un psychopathe bien organisé mais des aussi bien organisés il n’en existait pas. Ils finissaient toujours par se faire attraper, même au fin fond de l’espace.

***

Il avait continué ses recherches de son côté, feuilletant les journaux quotidiens avant de se rendre compte qu’il cherchait une anguille dans une botte de foin. Ce n’était pas une enquête impossible à résoudre. C’était une enquête impossible à résoudre dans leur univers. Sur Terre. Il avait tenté de repérer les indices mais toutes les informations avaient tendance à se mélanger dans sa tête. Il n’était pas organisé. Pas assez. Il avait préféré mener son enquête de son côté sachant pertinemment que Mendax devait s’adonner à ce même petit jeu d’enquêteur que lui et qu’en étant Mendax, il avait préféré faire cavalier seul et Mark ne l’avait pas dérangé attendant patiemment qu’il daigne partager ce qu’il se passait dans son esprit. Il restait un solitaire et les remarques plus ou moins subtiles à ce sujet d’un Mark faites à qui voulait l’entendre sauf Mendax n’y changeaient rien. Toujours coincé dans sa bulle, le Seigneur du Temps se taisait.

Mark était du genre patient, des années en cellule lui avaient appris ce que le mot patience signifiait réellement mais ne pu s’empêcher de jurer tout autant que Cal quand Mendax décida ou compris quelque chose qu’ils ignoreraient jusqu’à ce qu’il veuille bien partager ses découvertes avec eux. « Pas trop tôt. » Il l’avait lâché avant le retour de Mendax parmi eux. Il détestait quand il était comme ça, à ne pas comprendre qu’il faisait fausse route à toujours vouloir trouver la solution seul. Mais force est de constater qu’il avait vu juste. Non mais sérieusement la tranche d’âge, ils l’avaient tous remarqué. Autre chose ? « Quelque chose s’en prend aux rêves des Londoniens, et je vais trouver ce que c’est. » Ça au moins c’était plus précis et c’était aussi une solution qu’il n’aurait probablement jamais trouvé.

28 juin 2017

Il s’était réveillé à la seconde où il s’était levé. Il avait appris au fil du temps qu’il valait mieux ne pas être un grand dormeur incapable d’être réveillé par quoique ce soit quand on partageait sa vie avec un Seigneur du temps. Ce dernier le lui prouva encore cette nuit là en revenant tout en ayant déjà mille et unes choses à lui révéler alors que lui peinait simplement à se réveiller. « Oui je sais vous êtes différents. » En bien des points, qu’ils se souviennent toujours de leurs rêves, eux, ne changeait pas vraiment beaucoup la donne puisque la chose arrivait aux Londoniens, aux êtres humains londoniens. « Mendax ! » Il l’avait appelé sans succès, ce dernier était déjà parti, demandant à ce qu’il se dépêche sans pour autant le dire. ‘Y’a des moments où vraiment j’le déteste.’ Il s’habilla en vitesse, s’en foutait bien d’avoir l’air présentable ou non la mère du dernier suicidé qui devrait se contenter de ça. Il était ravi que Mendax se soucie un peu plus du sort de l’espèce humaine mais cette histoire ne tournait pas rond et commençait sérieusement à l’inquiéter même s’il avait pensé très vite à un type d’alien s’en prenait encore une fois à la Terre et ses habitants. Cette fois-ci il était plus précis et ciblait les Seigneurs du temps aussi ? Il était entré dans le Tardis déjà prêt pour lui balancer ses contre arguments par rapport à sa théorie par rapport au fait d’être la futur cible du tueur extra-terrestre inconnu. « T’as pas vraiment la tranche d’âge des concernés, t’es pas londonien et t’es même pas humain, j’vois vraiment pas ce qu’il te trouve. » Il l’avait dit sur le ton de l’ironie de quelqu’un d’à peine réveillé qui ne voulait pas que son petit-ami soit l’énième nom ajouté à cette liste de morts même s’il pouvait lui en vouloir parfois. « Si on réfléchi deux minutes c’est p’etre parce que j’me souviens jamais de mes rêves qu’il s’en est pris à la personne juste à côté. » C’était plausible même s’il détestait l’idée que ça soit en partie sa faute. « Mais toi tu changes, tu meurs pas, enfin pas vraiment. » Il avait besoin d’être rassuré sur ça. Jusqu’à présent quoiqu’il ou elle puisse être, cette chose n’avait jamais manqué sa cible et ils partaient sur base de rien, connaissaient juste à peu près son mode opératoire. La chose n’avait pas pensé tomber sur un Seigneur du temps aux vies pas encore toutes utilisées. Du moins l’espérait-il du fond du cœur.
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MessageSujet: Re: Dream Theft ◎ ft. Mark    Aujourd'hui à 0:22


Dream Theft

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Mendax ne se rendait pas compte de ce qu’il pouvait parfois dégager, des impressions qu’il devait donner ni à Mark, ni à Cal, ni aux autres. Il ne se rendait toujours pas compte du manque d’ouverture dont il faisait preuve. Il savait pourtant comme c’était nécessaire pour que l’on puisse le comprendre qu’il faille qu’il en dise un peu plus que les brèves et incomplètes choses qu’il laissait échapper de ses lèvres quand il se décidait enfin à parler. C’était loin d’être un geste conscient, et c’était bien loin d’être quelque chose qu’il appréciait. En tout cas pas sous cette nouvelle forme, cette nouvelle incarnation plus impliquée et concernée par les sentiments des autres. Les précédents Mendax n’en auraient pas eu grand-chose à faire, mais lui, le quatrième, si. S’appuyant contre la console endormie du TARDIS, Mendax avait laissé son cerveau travailler un peu plus tandis qu’il attendait que Mark ne l’y suive, se tournant dans sa direction lorsqu’il fut enfin entré dans le vaisseau.

« T’as pas vraiment la tranche d’âge des concernés, t’es pas londonien et t’es même pas humain, j’vois vraiment pas ce qu’il te trouve. À ces mots, Mendax hocha la tête d’un air compréhensif, sans doute même légèrement rassuré à l’idée de ne pas être victime et de simplement réaliser qu’il était peut-être en train d’exagérer et d’être paranoïaque, mais il insista tout de même —C’est vrai, oui… Mais ça personne le sait. Pour le reste du monde, je suis humain comme toi. » une rapide idée lui traversa l’esprit, mais il préféra la balayer rapidement hors de ses pensées et l’oublier, même s’il se disait que beaucoup de choses auraient été simplifiées dans leur vie s’il était humain comme Mark. Et même si ça semblait être une stratégie envisageable, ça n’aurait rien changé à ce qui se passait à ce moment-même. Réfléchissant, Mendax écouta Mark continuer de parler et secoua la tête en l’écoutant, « Si on réfléchi deux minutes c’est p’etre parce que j’me souviens jamais de mes rêves qu’il s’en est pris à la personne juste à côté.Non… C’est possible, mais ça doit être autre chose. Il doit y avoir une raison différente. Ce serait trop spécifique et beaucoup trop hasardeux… Quoi que ce soit, ça attaque en série. C’est répété et c’est précis. Il doit y avoir quelque chose d’autre. »  concluait-il en refaisant face à la console pour la mettre en marche avec précision et délicatesse. « Mais toi tu changes, tu meurs pas, enfin pas vraiment. Mendax hocha la tête, s’arrêta un moment en réalisant ce que Mark sous-entendait avec ces quelques mots et baissa un instant la tête en s’arrêtant de bouger. —Tant que tu seras là, il ne m’arrivera rien. Il tourna la tête pour le regarder et esquissa un sourire tendre. —Personne ne me poussera au suicide, pas cette fois. Plus maintenant que je t’ai. »

Au même moment, la console et le TARDIS se mirent en marche, une vibration caractéristique à celle-ci s’échappa de la console et l’on entendit les moteurs se ranimer de leur long silence à plusieurs centaines de mètres en dessous d’eux. L’obscurité ambiante quitta rapidement la pièce et les longs et infinis couloirs s’illuminèrent autant que la pièce dans laquelle la console trônait, au départ simplement éclairé par l’extérieur et par les très légers éclairages qui ne laissaient jamais le TARDIS complètement dans le noir. Ça faisait un moment que Mendax n’était pas monté à bord et ça se ressentait au sourire qui s’était hissé sur son visage à toute vitesse lorsque la pièce fut entièrement éclairée à nouveau. Se concentrant sur la console, Mendax ne perdit pas de temps à entrer de vagues coordonnées et laissa la console faire le reste, c’est à dire trouver l’endroit où vivait la présentatrice et les y envoyer. Et ce que Mendax manquait parfois en tact, le TARDIS s’en chargeait, plutôt que de les matérialiser directement chez elle, comme il l’aurait fait ; ils furent transportés en face de chez elle. « Et même s’il m’arrive quelque chose, il faudra plus que ça pour venir à bout d’moi. T’inquiètes pas. » ajoutait Mendax en se détachant de la console pour quitter le TARDIS et s’approcher de la porte d’entrée de l’appartement de la journaliste. « Je me trompe peut-être de toute façon… On n’est sûr de rien pour l’instant. avait-il ajouté dans un murmure après avoir frappé à la porte, attendant qu’elle ne vienne leur ouvrir.

Lorsqu’elle eut enfin ouvert la porte, Mendax tira de la poche intérieure de sa veste un morceau de papier vierge et le présenta comme un badge, « Bonsoir, nous sommes avec Scotland Yard. Je suis l’inspecteur… Uhm… Barnaby. Et voici l’inspecteur Holm— il fut rapidement coupé par la présentatrice qui avait levé les yeux du morceau de papier et laissa échapper quelques mots d’un soupir fatigué, —J-J’ai déjà tout dit à la police.Oui, oui… C’est simplement la procédure. On a juste quelques questions supplémentaires à poser. » Elle se contenta de hocher la tête, sans pour autant cacher son agacement et sa fatigue et leur fit signe à tous les deux d’entrer. Tout en leur faisant signe de s’asseoir une fois qu’elle les eut conduit jusque dans son salon, elle se laissa tomber elle-même sur un fauteuil et croisa les bras en laissant échapper un lourd soupir.  « On aimerait d’abord savoir si vous pouviez nous en dire un peu plus sur ce qu’il s’est passé.Comment ça ?Est-ce que quelque chose avait changé ? Dans sa façon de se comporter, d’agir… Dans ses fréquentations, quelque chose de vraiment différent. » Un long moment de silence s’installa autour d’elle, elle semblait réfléchir et combattre les larmes qui avaient commencées à envahir ses yeux, la mâchoire serrée, et évitant le regard du seigneur du temps du mieux qu’elle pouvait. Et après un moment de réflexion et de silence, elle hocha finalement la tête. « Un peu avant que ça arrive, plusieurs mois même, il était tombé en dépression après la mort de mon mari… Mais il s’en était remis. Il n’avait jamais eu de pensées suicidaires avant, jamais. » Mendax hocha la tête et laissa son regard lentement dériver sur Mark, se demandant s’il allait faire le rapprochement entre la détresse du suicidé et l’hypothèse qu’il ait lui-même été frappé par cette-même chose qui s’en prenait aux gens. Il y avait de très nombreuses choses que Mendax ne lui avait pas dit, et ce chagrin qui l’avait envahi pendant si longtemps en faisait partie, chagrin qui l’avait poussé à se laisser capturer par la Fédération et plus tard à s’enfermer dans son confession dial pour affronter ses démons intérieurs.

Reposant ses yeux sur la journaliste, il hocha la tête, croisa les jambes et se mit à penser. « Autre chose d’inhabituel ?Non… Pas que je sache, non. Mendax resta pensif quelques instants, à relire mentalement tout ce qu’il avait récupéré sur les autres suicidés et se redressa lentement, —D’accord. On ne va pas vous embêter plus longtemps, ça suffira je pense. » L’idée n’était pas de perdre son temps à poser des questions, de toute façon. Il fallait juste qu’ils savent ce qui aurait bien pu servir de connexion entre toutes ces morts.

De retour dans le TARDIS, Mendax s’appuya un moment contre la console et croisa les bras, pensif.   Son regard dérivant irrémédiablement sur Mark, comme s’il avait besoin de lui pour penser correctement et pour trouver des réponses à tout ça. « Bon. J’ai eu le temps de me rappeler de tout ce qui concernait les autres, et je crois que j’ai un lien entre eux... Ils ont tous été victimes d’un grand chagrin et d’une grande détresse à un moment de leur vie. Un peu avant qu’ils oublient leurs rêves et qu’ils finissent par se suicider. sans mentionner l’évidence, qui le concernait s’il était victime, lui aussi de cette chose, Mendax continua, Mais ça n’explique pas comment, ni pourquoi… Si on avait accès à quelqu’un qui avait été en contact avec la chose, peu importe ce que c’est, on pourrait éventuellement réussir à pister et retrouver le responsable. On peut pas altérer les souvenirs de quelqu’un sans laisser de trace, ça marche pas comme ça… » Il laissa échapper un long soupir, se retourna et posa des mains tremblantes sur la console, à réfléchir en sachant pertinemment qu’il passait à côté de quelque chose d’évident, mais incapable de trouver quoi. « Rah ! »


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